Les macérats huileux existent depuis des siècles : ils étaient déjà utilisés en Égypte ancienne et dans la pharmacopée grecque pour extraire les vertus des plantes dans une base grasse.
Aujourd’hui encore, ils sont à la croisée entre savoirs ancestraux et cosmétique naturelle.
Myriam perpétue cette tradition avec une approche consciente, respectueuse de la plante et de l’énergie solaire.
Qu’est-ce qu’un macérat huileux ?
Une macération huileuse est l’enrichissement d’une huile végétale avec les principes actifs d’une ou plusieurs plantes grâce à la chaleur du soleil. Ainsi, l’huile obtenue est encore plus riche de bienfaits.
Concrètement, les principes actifs liposolubles des plantes (pigments, vitamines, antioxydants…) se diffusent dans l’huile au fil des jours.
On obtient ainsi une huile végétale transformée, plus puissante. Cette huile sera adaptée aux soins du corps, du visage ou des cheveux.
Comme le macérat huileux de Géranium rosat excellent pour la peau qu’utilise Myriam dans sa crème de jour Nectar Sauvage.
Macérat huileux, infusion, teinture : quelles différences ?
L’infusion utilise l’eau chaude pour extraire ce qui se dissout dans l’eau : les minéraux, les tanins, les mucilages… Ce sont eux qui apaisent, hydratent ou facilitent la digestion.
La teinture utilise l’alcool. Il capte d’autres substances plus puissantes, comme certains composés amers ou aromatiques, souvent utiles pour l’énergie, le tonus ou l’immunité.
Le macérat huileux, lui, fait ressortir tout ce qui aime le gras : les pigments, les vitamines et les antioxydants. Ce sont eux qui protègent, nourrissent et régénèrent la peau.
Par exemple,
le calendula en infusion apaise les irritations internes,
en macérat, il nourrit et régénère la peau.
Ces méthodes ne s’opposent pas : elles se complètent selon l’usage recherché.
Réaliser un macérat huileux selon Myriam
La méthode choisie influence la qualité du macérat. Il existe trois techniques principales :
La solarisation
C’est la méthode de prédilection de Myriam (rencontrez votre artisane cosmétique dévouée !)
La plante repose dans l’huile pendant trois semaines, exposée à la chaleur solaire mais protégée des UV, durant la plus grande partie du temps, pour éviter l’oxydation des pigments et antioxydants.
Ensuite, Myriam retire la protection pour deux ou trois jours afin que le mélange profite pleinement de l’énergie solaire.
Cette technique douce respecte le rythme naturel des éléments et donne un macérat à la fois stable et vibrant.
Vous pouvez retrouver ces macérats :
La macération en chauffe-douce
Elle consiste à chauffer légèrement l’huile (30-40°C max) au bain-marie pendant plusieurs heures pour accélérer l’extraction.
C’est une méthode utile en laboratoire ou quand on manque de temps, mais elle dégrade plus vite certains composés fragiles. Et l’huile ne bénéficie pas des bienfaits de l’énergie solaire.
La macération avec intermédiaire alcoolique
Cette méthode associe un début d’extraction des principes actifs de la plante à l’aide de l’alcool avant de les plonger dans l’huile et de continuer par un macération en chauffe douce.
L’alcool aide à libérer les actifs tout en limitant la fermentation, elle est surtout utilisée sur des plantes séchées.
Myriam répond à vos questions
Peut-on utiliser des plantes fraîches ?
Oui, et c’est ce qu’il y a de plus intéressant, selon moi, mais certaines plantes nécessitent un léger préfanage ou séchage pour éviter toute humidité, cause fréquente de moisissures.
Combien de temps se garde un macérat ?
En général 12 mois, à l’abri de la lumière et de la chaleur. L’ajout d’huile éventuel d’huile essentielle de Lavandin grosso lors de la macération peut éventuellement aider à une meilleure conservation (en très faible dose).
Faut-il protéger son bocal du soleil ?
Oui pendant la solarisation, pour filtrer les UV qui altèrent les pigments et antioxydants.
Les 2–3 derniers jours sans protection suffisent pour “activer” le mélange.
Préparer son macérat maison
Avant de commencer, quelques règles essentielles :
- choisir une huile végétale vierge, bio et de première pression à froid ;
- cueillir les plantes avec respect (jamais tout cueillir, varier les lieux) ;
- les laisser préfaner pour réduire l’humidité ;
- veiller à une bonne hygiène (bocaux stérilisés, ustensiles propres).
Petit rappel : la qualité du macérat dépend de la plante, de la chaleur, de la lumière, du temps et de la qualité de l’huile.
Macérat de Calendula (soucis officinal)
Idéal pour les peaux sensibles, irritées ou après-soleil.
- Huile support : olive ou tournesol.
- Préparation : faire sécher légèrement les fleurs, remplir le bocal à moitié, couvrir d’huile, laisser trois semaines en solarisation.
- Utilisation : apaisant cutané, soin des bébés, base de baume réparateur.
Macérat de Lavande
Apaisante et purifiante, la lavande est une alliée précieuse pour les peaux mixtes ou à imperfections. Elle aide aussi à détendre le corps et l’esprit.
- Huile support : jojoba (équilibrante), pépins de raisin (légère et pénétrante) ou huile de tournesol.
- Préparation : faire légèrement sécher les fleurs de lavande, remplir le bocal à moitié, couvrir d’huile, puis laisser trois semaines en solarisation protégée des UV.
- Utilisation : huile de massage relaxante, soin apaisant après-soleil ou base pour un démaquillant doux.
Astuce : ce macérat se combine très bien avec celui de calendula pour un soin complet après exposition solaire.
L’huile de lavande est également excellente pour les petites plaies. C’est pourquoi Myriam l’utilise dans son baume des bobos.
Macérat de Plantain majeur
Apaisant des piqûres, démangeaisons et petites plaies.
- Huile support : olive ou pépins de raisin.
- Préparation : feuilles préfanées, puis hachées, huile, solarisation 3 semaines.
- Utilisation : roll-on après piqûres, base de pommade.
Macérat de Millepertuis
Macérat rouge emblématique, puissant anti-inflammatoire et régénérant cutané.
- Huile support : olive ou tournesol
- Préparation : fleurs fraîches légèrement séchées, huile, solarisation protégée 3 semaines.
- Utilisation : douleurs musculaires, brûlures légères, coups de soleil (attention : photosensibilisant).
Et pour aller plus loin…
Faire son propre macérat, c’est renouer avec le vivant.
Et si, en plus, on cueille avec respect, qu’on réutilise ses bocaux, qu’on choisit des huiles locales, alors c’est encore mieux.
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Article par Marie Rédaction Web
Sources
- Mémoire de Myriam: LES MACERATIONS HUILEUSES DE PLANTES. 2019
- European Medicines Agency (EMA) – Monographs on herbal preparations.
- “Extraction of bioactive compounds from medicinal plants” – Journal of Applied Research on Medicinal and Aromatic Plants, 2023.
- ANSM – Pharmacognosie et galénique appliquée aux huiles végétales.







